En 2024, une formation à la sécurité incendie a été conduite sur la plateforme de l’aéroport international de Yaoundé, au Cameroun. Un aéroport concentre au même endroit à peu près toutes les difficultés du métier : un public nombreux qui ne connaît pas les lieux, des zones techniques à risque élevé, des personnels relevant de plusieurs employeurs, et une évacuation qui ne peut pas se faire n’importe où.
Ce qui se transpose
Les gestes. Un extincteur s’emploie de la même façon partout, un massage cardiaque aussi, et un départ de feu se comporte selon les mêmes lois physiques sous tous les climats. La partie pratique d’une formation voyage sans rien perdre.
Ce qui ne se transpose pas
Presque tout le reste. Le cadre réglementaire de référence, l’organisation des secours publics, les délais d’intervention, les moyens disponibles sur place, et jusqu’au vocabulaire employé pour désigner les équipements.
Une formation importée telle quelle enseigne des procédures qui n’existent pas localement. C’est le travail préalable d’adaptation qui fait la différence, et il représente une part importante du temps d’une mission à l’étranger.
Une demande qui précède les textes
Le constat le plus net de cette mission est que la demande de formation existe déjà, avant même que les cadres réglementaires nationaux ne soient stabilisés. Les exploitants de sites sensibles n’attendent pas les textes : leurs assureurs et leurs donneurs d’ordre exigent déjà des personnels formés.
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