L’article R. 4227-39 du Code du travail est court et il est souvent lu de travers. Il demande que les essais et visites périodiques du matériel et les exercices d’évacuation aient lieu au moins tous les six mois, et que la date de ces exercices soit consignée sur un registre.
Dans les faits, beaucoup d’entreprises déclenchent l’alarme, chronomètrent la sortie, notent une durée dans un cahier et considèrent l’obligation remplie. Ce n’est pas faux, mais c’est très en dessous de ce que l’exercice peut apporter.
Ce qu’un exercice devrait produire
Un exercice utile produit une liste d’anomalies. Une issue condamnée par un stockage, une porte coupe-feu maintenue ouverte par une cale, un point de rassemblement situé sur la voie d’accès des secours, un étage déclaré vide alors que personne n’y est monté. Ces constats valent infiniment plus que le chronomètre.
Le comptage est le point faible
C’est presque toujours au point de rassemblement que l’exercice se dégrade. Personne ne sait exactement qui était présent ce jour-là, les intérimaires et les visiteurs ne figurent sur aucune liste, et le responsable ne peut donc pas déclarer le site évacué.
Une évacuation dont on ne sait pas dire si elle est complète est une évacuation qui ne renseigne pas les secours sur ce qui compte le plus pour eux.
Ma formation Évacuation, guide-file et serre-file se termine par un exercice réel dans vos locaux, avec relevé écrit des anomalies constatées.
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La formation dont il est question
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Sécurité incendie
Évacuation, guide-file et serre-file
Évacuer un bâtiment ne consiste pas à sortir vite. Cette formation prépare les guides-files, les serre-files et le responsable du point de rassemblement.
Durée : 3 h 30, exercice compris
